Réveil à 6h et pomponage.
Son père, sa mère viennent se présenter à moi et me remercier d’être venue, on me demande si j’ai soif, faim, on me dit de me balader à mon aise, de faire comme chez moi… tout le monde me sourit, partout, et je provoque même une franche animation dans le groupe de femmes qui s’installe pour jouer du gamelan dans la première cour. Ce n’est apparemment pas la première fois que Mita prend la liberté d’inviter des étrangers aux cérémonies de sa famille, car il lui tient à cœur de partager sa culture, et personne ne semble se demander ce que je fais là, à part moi.
Je commence donc à mitrailler soigneusement, quand le témoin de ma batterie se met à clignoter.
Non… ? Si. Décidément, je crois que je suis maudite par l’appareil photo, et par ma confiance en ma batterie…
Non… ? Si. Décidément, je crois que je suis maudite par l’appareil photo, et par ma confiance en ma batterie…
Arrive Florian, un français, couchsurfer comme moi et tout comme moi invité à assister à la journée, et nous passerons le reste du temps ensemble, à goûter le buffet qui s’ouvre d’un seul coup, sans qu’on comprenne bien pourquoi, ou à essayer de comprendre la représentation d’opéra balinais qui est donnée pour les mariés. La vraie cérémonie de mariage a en fait eu lieu hier, et aujourd’hui il n’y a qu’une prière, et cette sorte de spectacle.
Alors que l'heure tourne, les garçons commencent à se débarasser de leurs couronnes, et les filles à peiner sous leurs lourdes coiffes dorées. Mais impossible pour elles de s'en défaire si facilement. Je suis invitée à les assister pour s’en débarrasser. Car le lourd diadème et les dizaines d’épingles garnies de fleurs métalliques sont piqués directement dans leurs chignons. Les accessoires viennent peu à peu s’empiler dans d’immenses boîtes en plastique, tandis que nous officions sous le regard des photos de familles qu’ils ont manifestement été faire chez le photographe : fond affreux de rigueur et pause compassée de toute la famille. Florian et moi interrogeons Mita qui nous confirme que les costumes sont loués, et est aussi admirative que nous de la profusion de décorations, « toutes faites à la main ! » souligne-t-elle. Quant aux immenses panneaux en polystyrène souhaitant les meilleurs vœux aux jeunes mariés, ils seront remportés par les fleuristes qui les ont fournis. J’ai eu un instant peur qu’ils soient obligés de les accrocher chez eux !
| Les parents de Paraminata |
C’est sur de francs merci et au revoir que je prends congé
de mes hôtes, encore toute ébahie d'avoir été accueillie et intégrée à la fête de façon si naturelle et même remerciée pour cela.
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