Décidément les princesses sont toujours des nouilles, quelle que soit la
culture.
Située dans un temple annexe joliment
éclairé de lampes à huiles la prestation dure 1h30, un sacré exploit vocal car
le tchaktchak des chanteurs ne s’arrête quasi jamais. A observer, il me semble
que les vocalises sont régies par le même système de code que la danse
tribale : chaque participant connait un certain nombre de figures
imposées, annoncées par un code que lance le meneur. Ici il s’agit d’un mot,
qui donne la tonalité de la variation rythmique suivante. Les mouvements qui
accompagnent certains sons doivent faire partie de ces unités apprises par
coeur.
Pour ce qui est des danses en elles-mêmes, elles sont codifiées à
l’extrême et très précises, mais d’une esthétique tout à fait étrangère. Les
costumes, riches d’or et de couleurs flamboyantes, luisent doucement à la
lumière des bougies.
Suit une transe de feu qui était bien plus impressionnante sur le
papier.
Un homme «en transe», harnaché d’une sorte de destrier en bois, shoote dans
des tas de coques de noix de coco enflammées et les disperse violemment, tandis
que deux assistants les regroupent régulièrement en de nouveaux tas. Pas de
marche sur les braises au sens propre donc, et vu la vitesse des mouvements, la
transe n’est probablement pas nécessaire pour éviter les brûlures. Quelle
mécréante et sceptique je fais…
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