Je suis invitée à un mariage balinais !
| Un petit sculpteur sur bois dans son atelier |
C’est une drôle d’opportunité. En fait Opa, le garçon de
plage de Kuta qui m’a hébergée une nuit a reçu une invitation ouverte par
l’intermédiaire du réseau de couchsurfing balinais : Paraminata invite qui
veut venir à participer aux cérémonies qui se dérouleront dans sa maison
familiale le samedi 22 septembre. A savoir, une cérémonie collective de limage
des dents, qui marque aussi le passage à l’âge adulte, et le mariage de son
cousin. C’est très gentiment que Mita a répondu à mon texto et m’a confirmé que
j’étais effectivement la bienvenue, et que je pouvais évidemment venir en
costume traditionnel balinais, ce qui serait très apprécié. Les filles et
nièces de Darta, le patron de Roda’s Homestay, sont mises à contribution pour
me prêter une Kebaya, la chemise longue en dentelle rituelle, et un sash, la
ceinture qui va avec, à nouer au-dessus du superbe sarong que maman avait
acheté il y a dix ans et m’a laissé, et qui semble en fait être javanais. Un
des nombreux jeunes de la famille se voit aussi confier la responsabilité de
m’emmener à Denpasar en scooter, ce qui me reviendra moins cher que de prendre
le bemo puis un taxi, est plus flexible et lui fera de l’argent de poche à lui.
Laissant mon gros sac et la majeure partie de mes affaires à la guesthouse je
pars donc pour un dernier tour de ville.
Voulant faire au plus cheap, j'ai choisit le salon qui pratique le tarif le moins cher. Mal m'en a pris je pense. La "coiffeuse" passe son temps à papoter avec une autre fille, tout en me malaxant le cuir chevelu et les cheveux dans un geste qui me semble délirant tellement il tire sur les cheveux. Et ça dure, ça dure... Quand elle passe au massage du cou et des épaules inclut dans le forfait, je dois carrément lui dire d'aller moins fort, tellement c'est douloureux. Et au final, elle me lisse les cheveux en ne les séchant qu'à moitié. Gros fail... surtout qu'à 15h je retrouve mon petit chauffeur, et pause sur mon crâne endolori et encore humide le casque de mobylette qui ne va pas me quitter pendant deux heures...
Mon petit guide conduisant très vite, c’est peu rassurée que j’arrive à l’hôtel que j’ai réservé la veille, malgré les mauvaises critiques de tripadvisor, pour la simple raison que c’est le moins cher que j’ai pu trouver dans les parages du lieu du mariage. Il se trouve que les critiques sont largement injustifiées car le personnel est charmant, la chambre plutôt propre, et que je n’ai rien à redire sur la literie et les serviettes. C’est plus que je ne peux en dire de plusieurs autres endroits.
| Un vendeur de nourriture ambulant, la couleur de la carriole indique le type de nourriture |
Je remercie mon guide, qui refuse tout argent, à part si j'ai quelques euros pour sa "collection" de pièces. Il est trop tôt pour l'inviter à
manger et il est de plus attendu par sa femme donc je continue pour un petit tour
dans la ville. Mais rapidement l’impression me prend que je n’y trouverais rien
qui m’intéresse, et je retourne vers mon hôtel, pour manger dans un warung local
à deux pas de ma chambre où je vais m’écraser vers 19h. J'en profite pour
regarder un peu la télé et ce qu’elle révèle sur la culture locale. Publicités pour des compléments alimentaires et vedettes invariablement très blanches de peau, masterchef indonésien, échappées sauvages couleur locale et émission musicale, je balaye un peu les chaînes. Mais après
plusieurs jours à me coucher tard et à peu dormir à cause du décalage horaire,
je suis épuisée et sombre dès 20h.
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